The French Connection | Fall 2016

.Issue VII | September 29, 2016


De Waterloo à l’Alberta, en passant par le Japon

Steven au Japon
 

Steven Urquhart, un ancien du département, au Japon.

Steven Urquhart est maintenant directeur du département des langues modernes de l’Université de Lethbridge en Alberta, où il est professeur depuis 2006. Il y a quelques mois, il enseignait au Japon et, il y a quelques années, il était étudiant au département d’Études françaises de l’Université de Waterloo. Rencontre avec un ancien au parcours fascinant.
 

Le français… en coop !

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Les programmes coop existent aussi au Département !

Remise des diplômes 2016

Diploma and capFélicitations à nos diplômés !

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De Waterloo à l’Alberta, en passant par le Japon

Steven Urquhart

Steven Urquhart, professeur à l'Université de Lethbridge et un ancien du Département d'Études françaises à Waterloo.

Steven Urquhart est maintenant directeur du département des langues modernes de l’Université de Lethbridge en Alberta, où il est professeur depuis 2006. Il y a quelques mois, il enseignait au Japon et, il y a quelques années, il était étudiant au département d’Études françaises de l’Université de Waterloo. Rencontre avec un ancien au parcours fascinant. 

Steven, pouvez-vous nous dire à quel moment vous étiez un étudiant au département d’Études françaises à Waterloo et nous décrire le parcours qui vous a mené à Lethbridge ?

J’étais étudiant au département entre 1994 et 1999. Après mes études à Waterloo et à l’Université Brock où j’ai fait un baccalauréat en éducation, j’ai fait un MASTER II en littérature française à Penn State University aux États-Unis. Là-bas, j’ai décidé que je voulais faire un doctorat en littérature québécoise à l’Université Queen’s à Kingston. Juste avant de terminer, j’ai eu le poste de professeur adjoint à l’Université de Lethbridge.

I was a student in the department between 1994 and 1999. After my studies at UW and at Brock University where I completed a BEd, I did a MA in French literature at Penn State University. In Pennsylvania, I decided that I wanted to pursue a doctoral degree in Quebec literature at Queen’s University. Just before finishing, I got the position as a French professor at the University of Lethbridge.

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus lors de votre passage au département ?

J’ai gardé un super souvenir des professeurs. Je les admirais. Le premier cours que j’ai jamais suivi à Waterloo (une introduction à la civilisation française) m’a beaucoup marqué. Le professeur était Ray Dugan et j’adorais l’écouter parler de petits détails au sujet de l’histoire et la culture françaises. Son savoir quasi encyclopédique m’a beaucoup impressionné. D’autres professeurs, comme Pierre Dubé et puis Paul Socken, m’ont aussi marqué pendant mes études. J’ai suivi un cours de littérature québécoise avec Paul Socken où on a lu les grands classiques (Menaud, maître-draveur, etc.) Je crois que ce cours est ce qui fait qu’aujourd’hui, je m’intéresse à cette littérature.

I have great memories of the professors. I admired them. The first course that I ever took at Waterloo - an introduction to French civilization - made a considerable impression on me. The professor was Ray Dugan and I loved listening to him talk about small details regarding French history and culture. I was impressed by his almost encyclopedic knowledge of the material. Other professors, such as Pierre Dubé and then Paul Socken, also made a difference for me. I took a Quebec literature class with Paul Socken in which we read the classics like Menaud, maître-draveur, etc. I think that taking this class is what is behind my reason for studying this literature today. 

Parlez-nous de l’enseignement du français en Alberta.

En Alberta, les élèves n’ont pas forcément besoin de suivre le français, comme langue seconde. Ceci dit, dans le nord (autour d’Edmonton) il y a bien des Franco-albertains et il existe des écoles francophones partout en Alberta. Il y en a même une à Lethbridge qui s’appelle L’École La Vérendrye, d’après les explorateurs. Les communautés francophones et francophiles sont peut-être petites en Alberta, mais elles sont assez bien organisées et vivantes.

In Alberta, elementary and high school students do not necessarily need to take French as a second language. This being said, in the north (just past Edmonton), there are many Franco-Albertans and there are French-speaking schools all over Alberta. There is even one in Lethbridge, which is called L’École La Vérendrye, after the explorers. The francophone and francophile communities in Alberta are perhaps small, but are well organized and very much alive. 

Steven and his wife

Steven avec son épouse, Wendy Andrews, qui est aussi diplômée de Waterloo (French Teaching Specialization).

Pouvez-vous nous parler de votre récent séjour au Japon ?

J’ai eu le grand privilège de passer quatre mois à Sapporo dans le nord du Japon (Hokkaido) dans le cadre d’un échange de professeurs qui existe depuis 35 ans cette année entre l’Université de Lethbridge et la Hokkai Gakuen Université. Là-bas, j’ai donné un cours sur la civilisation et la culture canadiennes. Ce séjour m’a fait beaucoup réfléchir aux ressemblances et aux différences entre le Japon et le Canada et puis m’a ouvert les yeux sur une partie fort importante du monde asiatique. Il y a bien des ressemblances entre l’île de Hokkaido et le Canada sur le plan géographique et historique, comme par exemple lorsqu’on considère les « pionniers » de cette île et la présence du peuple Ainu dans le nord. Ce peuple fait penser aux autochtones ici au Canada et a été traité de manière semblable aux premières nations de par le passé. Tout cela pour vous dire que j’ai beaucoup aimé le Japon. Il y a tellement à découvrir...

It was a privilege to be able to spend four months in Sapporo in the north of Japan (Hokkaido) thanks to a 35-year-old exchange program for professors between the University of Lethbridge and Hokkai Gakuen University. In Sapporo, I gave a course on Canadian civilization and culture. Our stay there made me think a lot about the similarities and differences between Japan and Canada, and allowed me to discover an important part of Asia. There are similarities between Hokkaido and Canada in terms of geography and even history, if for example, one considers the settlement of this island and then the presence of the Ainu people in the north. The Ainu are similar to the Natives in Canada and were initially treated in much the same way as our First Nations. All this to say that I really liked Japan; it has so much to offer... 

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus là-bas ?

Ce qui frappe, je crois, tout étranger qui ne parle pas le japonais est le fait qu’on ne peut rien lire ou presque. Être illettré pendant presque cinq mois au total était parfois difficile, mais cette expérience m’a fait mieux comprendre la difficulté qu’éprouvent parfois certains immigrants en arrivant dans un nouveau pays. À part cela, il faut dire que la gentillesse des gens m’a touché. Les Japonais veulent aider les étrangers, qu’il s’agisse de commander un repas, de trouver une rue, ou de comprendre un aspect de la culture. Il y a tant de choses que j’ai appréciées...

I think what strikes all foreigners who do not speak Japanese is the fact that you cannot read anything or almost. Being illiterate for almost five months in total was difficult at times, but it was an experience which made me think a lot about the difficulties which certain immigrants face upon arriving in a new country. Apart from this, I must say that the kindness of the people was impressive. They want to help foreigners, whether it be with ordering a meal, finding a street or understanding a cultural aspect. There is so much that I really appreciated... 

En terminant, avez-vous un conseil pour nos étudiants actuels ou nos jeunes diplômés qui entameront leur carrière dans l’enseignement du français ?

Si j’avais deux conseils à donner, je crois que ce serait d’essayer d’être exigeant avec soi-même au niveau des études et puis d’être exigeant en tant qu’enseignant du français avec les élèves. Ce n’est pas toujours facile mais il me semble qu’on doit constamment essayer d’être excellent dans ce qu’on fait. À part cela, je crois que c’est important de continuer à apprendre, que ce soit en lisant ce livre que l’on n’a pas encore lu, en regardant ce film intéressant dont on nous a parlé ou en essayant de visiter les lieux dont on parle en classe. Il faut continuer à explorer et à rêver de l’ailleurs, car cette disposition est contagieuse et peut inspirer les autres. Pour moi, l’enseignement a rapport avec l’exploration de l’inconnu et relève de l’art de faire découvrir de nouvelles choses aux gens.

If I had two pieces of advice to give, I believe that it would be to try to be demanding of yourself in terms of your studies and then in terms of your students, as a French teacher. It is not always easy but it would seem to me that we must always try to be excellent in what we do. Apart from this, I believe that it is important to continue learning, whether it be by reading that book that we haven’t yet read, by watching that interesting movie that someone has talked to us about or by trying to visit the places which we talk about in class. I believe that we must continue exploring and dreaming, as this disposition is contagious and can inspire others. For me, teaching has to do with exploring the unknown and is the art of showing others how to discover new things. 

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Cafés-Rencontres de 2016/2017

23 septembre 2016

Joëlle Papillon
Spécialiste en littératures autochtone, franco-canadienne et québécoise (Université McMaster)

28 octobre 2016

Judith Sinanga-Ohlmann,
Spécialiste en littératures francophone sur l’exil, les politiques africaines et le statut social de la femme (Université de Windsor)

25 novembre 2016

Nathalie Freidel
Spécialiste en littérature française du XVIIe siècle (Université Wilfrid Laurier)

24 mars 2017

Christine McWebb 
Spécialiste en littérature française du Moyen Âge et en Humanités numériques (Université de Waterloo)

avril 2017

Convergences,
Café-Rencontre des étudiants des 2e et 3e cycles

 

 

Le français… en coop !

UW co-op logo and CECA desk

On le sait, les programmes coop sont une grande fierté de l’Université de Waterloo. On pense évidemment d’abord à des disciplines comme le génie par exemple, mais les programmes coop existent aussi au département d’Études françaises.

En effet, les étudiants peuvent y accéder en s'inscrivant dans un baccalauréat Honours Arts & Business, avec une majeure en français et en prenant l’option coop. Il est également possible de faire un baccalauréat Honours avec double majeure en sciences politiques et en français, ce qui permet de choisir l’option coop. Moins connue, cette seconde voie retient de plus en plus l’attention. Dans les deux cas, ce sont des programmes académiques particulièrement appropriés pour ceux qui s’intéressent au français mais qui ne veulent pas nécessairement devenir enseignants. Il s’agit d’un parcours parfait pour préparer des études en droit, un passage dans le domaine des affaires en milieu bilingue ou encore pour entrer dans la fonction publique. Dans ce dernier cas, il devient possible de compléter la formation avec la Maîtrise en service public qu’offre l’Université de Waterloo, un programme innovateur qui forme les étudiants pour travailler à tous les paliers de gouvernement au Canada. Bref, l’option coop est de plus en plus facile à choisir et elle ouvre de nombreux débouchés professionnels stimulants.

D’ailleurs, si, en tant qu’anciens et anciennes du département, vous connaissez des possibilités de stages en français, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. Comme le séjour en milieu francophone de la troisième année (Québec ou France), de tels stages permettent de perfectionner le français à l’extérieur des salles de classe. Ceux qui les ont vécues nous le rappellent régulièrement, ces expériences font la différence dans leur formation. Bref, français et coop font bon ménage à l’Université de Waterloo ! 

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As we know, the University of Waterloo is very proud of its co-op programs. One might think that it only concerns disciplines like engineering … but co-op programs also exist in the Department of French Studies.

As a matter of fact, students have access to co-op by choosing to do an Honours Bachelor of Arts (BA) in Arts & Business, with a French major and the co-op option. It is also possible to do an Honours degree with a double major in Political Science and French, which allows for co-op. Less known, this second option is getting more and more attention. In both cases, the academic programs previously mentioned are very appropriate for those who are interested in French but who do not necessarily want to become a teacher. They provide a perfect preparation for legal studies, for an employment in a bilingual business environment, or to get into public service. In this last example, it is an excellent opportunity to continue with the Master in Public Service offered by the University of Waterloo, which is an innovative program preparing to work at any level of the various governments in Canada. In short, the co-op option is becoming easier for our students to incorporate in their academic studies and it is also opening doors for stimulating professional opportunities.

Thus,  as our alumni, if you know of openings for placements in French, do not hesitate to contact us. Such placements, like the third year abroad program, in Quebec or in France, are perfect occasions for our students to significantly improve their French outside the classroom. Those who have enjoyed these experiences regularly mention to us that they were defining moments in their training. So, French and co-op get on well at the University of Waterloo !

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La maîtrise à temps partiel

Saviez-vous que vous pouvez faire une maîtrise en Études françaises à temps partiel ? Grâce à nos séminaires donnés en soirée, il est possible d’obtenir votre diplôme en deux ans tout en travaillant à temps plein ! Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

Part-time Master's

Did you know that you can complete a Masters degree in French Studies part-time? With our evening seminars, it is possible to obtain the degree in two years while working full time during the day! Please contact us for more information.
 

Soirée portes ouvertes

​Le département d’Études françaises vous invite à une soirée portes ouvertes sur les programmes d’études supérieures en français, le mercredi 30 novembre, entre 17h00 et 19h00 à la Grad House. Venez rencontrer des professeurs, des étudiants et étudiantes de nos programmes et le personnel administratif. Nous serons heureux de répondre à vos questions.

Graduate Studies Open House

The Department of French Studies invites you to its Graduate Studies Open House, Wednesday, November 30, 2016, between 5:00 and 7:00 pm at the Grad House. Please come and meet professors, staff and current graduate students. We will be happy to answer your questions.


Learn more about our professor's research fields.

 

Remise des diplômes 2016 | Convocation 2016

Elora Bishop, qui a reçu son diplôme Honours, Spécialisation en enseignement du français langue seconde (FTS) lors de la cérémonie du 15 juin 2016, a prononcé un discours d’adieu lors du banquet organisé par le département d’Études françaises pour célébrer nos finissants. En voici un extrait : 

Elora presenting her valedictorian speech.

Elora Bishop présente son discours d’adieu lors de notre banquet pour la cérémonie de remise des diplômes. 

If you would like to contribute to the Department of French Studies, please contact Guy Poirier or donate online.

“…I congratulate you all once again Class of 2016. You have closed yet another chapter of your life and one that you should be so proud of writing and completing. I wish you best of luck in whatever endeavours you choose to pursue next whether it be to continue your studies and earn a Master’s degree or a Doctorate, to go on to teachers college and obtain a Bachelor of Education or begin your career in which your French degree and the experiences through which you lived and learned will be valuable. No matter what direction you decide to go I know that all of you have very promising futures. You may not remember ever aspect of the enquete culturelle in FR473, every poetry analysis, every symbol from the French phonetic alphabet or every exception to each French rule that you have ever learned (and if you do, I tip my cap to you). You will however remember the feeling of being a part of this Department. How these individuals around the room made you feel, and how these experiences shaped who you are. You will remember the smiling faces and saluts coming from open office doors, and the burning feeling in your chest you got after skipping the elevator and taking 6 flights of stairs from the 1st floor to the 3rd floor of ML after getting a coffee from Cathy at the Tim Hortons downstairs….just me? Ok. I hope many years down the road you look back on your time at the University of Waterloo and in the Department of French Studies and say “je ne regrette rien” and that you smile. Thank you very much, merci beaucoup.

- Elora Bishop, étudiante diplômée

     

    Toutes nos félicitations à nos étudiants qui ont obtenu leur diplôme en juin 2016 ! 

    Notons que la collation des grades de l’automne aura lieu samedi le 22 octobre 2016.

    Soulignons enfin que trois de nos étudiants ont complété leur maîtrise depuis février 2016. Nous prenons ce moment pour les féliciter chaleureusement.

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    Congratulations again to all our students who graduated in June 2016! 

    The Fall convocation will take place on Saturday, October 22nd, 2016.

    Finally, we would like to highlight that three of our students successfully completed their Masters degrees since February 2016. We would like take this opportunity to congratulate them.

    MA - Thèse

    • Eric D’Avernas
      « Analyse écocritique de l’œuvre de Samuel de Champlain » 
    • ​​Nathan Pirie
      « La terre qui nous a vus grandir »
      Le sujet et le monde chez Mara Tremblay, Ariane Moffatt et Salomé Leclerc 

    MA - Mémoire

    • ​Jesse Funston-Mills
      « La liminalité et l’imagination du personnage-seuil dans un corpus romanesque québécois contemporain  » 

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    Melissa, Tara, and Elora

    Annie and the McLenaghan's

    Eric and Guy