Poster presentation at the 12th Canadian Conference on Dementia, October 16-18, 2025, Calgary, Alberta, Canada. |
Présentation par affiche dans le cadre de la12e Conférence canadienne sur la démence, du 16 au 18 octobre 2025, Calgary, Alberta, Canada.
Abstracts in English and French
Title: Prevalence of mental illness among persons with and without dementia in home care and long-term care settings in Ontario
Authors: Champigny J, Hogan DB, Marrie RA, Luo J, Bolton J, Goodarzi Z, Li P, Maxwell CJ
Background / Objectives
Mental illnesses are common among older adults and may complicate the management of other chronic conditions, including dementia. Accurate prevalence estimates are essential to optimize mental health care, particularly in at-risk populations like those receiving home care (HC) and long-term care (LTC). Our objective was to estimate the annual prevalence of mental illness among Ontario HC clients and LTC residents, using different validated case definitions for administrative data.
Methods/Overview
This population-based, repeated cross-sectional study used linked Ontario clinical and health administrative databases to estimate the annual prevalence of mental illness during fiscal 2012-2022 among adults (18+ years) receiving HC or LTC (vs comparators matched by age, sex, postal code, dementia & comorbidity). The sample included those with a first Resident Assessment Instrument completed during this period (551,926 HC, 16,102 with dementia and 181,883 LTC, 111,115 with dementia) and equivalent matched comparators. Prevalence estimates (95%CI) were derived for each index year (6 months pre-post index date=RAI assessment date) using validated case definitions, including any mental illness, mood/anxiety disorder, schizophrenia, depression and anxiety (with/without drug claims) and bipolar disorder. Prevalence ratios (study group vs comparator) were estimated using modified Poisson regression models by dementia strata.
Results
HC clients with dementia had a mean (SD) age of 75.7 (11.2) years, 52.3% were female and 25.5% exhibited moderate/high comorbidity. Equivalent numbers for LTC residents with dementia were 82.8 (SD 8.0) years, 58.1% female, and 40.3% with moderate/high comorbidities. In fiscal 2022, HC clients with dementia (vs matched community comparators with dementia) showed a statistically significant higher prevalence for any mental illness (43.9%), mood/anxiety disorders (31.3%), depression (29.4%), anxiety (27.5%) and healthcare use for schizophrenia (2.4%) (prevalence ratios from 1.4 to 1.8) but a comparable prevalence of bipolar disorder (2.9%). Prevalence of all mental illnesses were significantly higher for LTC residents with dementia (e.g., 44.7% any mental illness, 29.2% mood/anxiety disorders, 30.1% depression, 27.3% anxiety, 3% schizophrenia, 3% bipolar disorder) vs their matched HC comparators with dementia (prevalence ratios from 1.1 [any mental illness, mood/anxiety disorders] to 2.7 [schizophrenia]). Case definitions that included prescription drug claims resulted in higher prevalences of depression and anxiety for those with dementia in both settings (8-15% absolute increase). Overall, there was a higher prevalence of the more common mental illnesses among those with (vs without) dementia in both settings, while rarer mental illnesses were more comparable (HC) or relatively lower (LTC) for those with (vs without) dementia. Between 2012 to 2019, prevalence estimates were generally stable until 2020 when they rose for several conditions among HC and LTC residents with and without dementia (e.g., relative increase of 11.6% (HC) and 20.3% (LTC) for mood/anxiety disorders from 2019 among those with dementia). This was not observed in community comparators.
Conclusion
The prevalence of common mental illnesses was significantly higher among individuals with dementia in both care settings, with variation in estimates depending on case algorithms. These findings may inform surveillance efforts and strategies to optimize mental health care in these more vulnerable and less studied care populations.
Titre : Prévalence de la maladie mentale chez les personnes atteintes ou non de démence pour celles qui reçoivent des soins à domicile et celles qui reçoivent des soins dans des foyers de soins de longue durée en Ontario.
Auteurs : Champigny J., Hogan D.B., Marrie R.A., Luo J., Bolton J., Goodarzi Z., Li P., Maxwell C.J.
Contexte et objectifs
Les maladies mentales sont fréquentes chez les personnes âgées et peuvent compliquer la gestion d’autres maladies chroniques, y compris la démence. Des estimations précises de la prévalence sont donc essentielles pour optimiser les soins de santé mentale, en particulier dans les populations à risque, comme celles qui reçoivent des soins à domicile et celles qui sont dans des foyers de soins de longue durée. Notre objectif était d’estimer la prévalence annuelle de la maladie mentale chez les personnes qui reçoivent des soins à domicile et les résidents qui reçoivent des soins de longue durée en Ontario, en utilisant différentes définitions de cas validées pour les données administratives.
Méthodes et aperçu
Cette étude transversale répétée, basée sur une population, a eu recours aux bases de données cliniques et administratives liées à la santé de l’Ontario pour estimer la prévalence annuelle des maladies mentales au cours de l’exercice 2012-2022 chez les adultes (18 ans et plus) recevant des soins à domicile ou des soins de longue durée (par rapport à des comparateurs correspondant à l’âge, au sexe, au code postal, à la démence et à la comorbidité). L’échantillon était composé de personnes dont le premier instrument d’évaluation des résidents (RAI) avait été utilisé pendant cette période (551 926 personnes qui ont reçu des soins à domicile, dont 16 102 atteintes de démence, et 181 883 personnes qui ont reçu des soins de longue durée, dont 111 115 atteintes de démence), ainsi que des comparateurs correspondants équivalents. Les estimations de prévalence (IC à 95 %) ont été calculées pour chaque année de l’indice (6 mois avant la date d’indice = date d’évaluation du RAI) en utilisant des définitions de cas validées, incluant toute maladie mentale, le trouble de l’humeur et le trouble anxieux, la schizophrénie, la dépression et l’anxiété (avec ou sans demandes de remboursement de médicaments) et le trouble bipolaire. Les ratios de prévalence (groupe d’étude vs comparateur) ont été estimés à l’aide du modèle de régression de Poisson modifié par strate de démence.
Résultats
Les personnes qui ont reçu des soins à domicile et celles qui étaient atteintes de démence avaient un âge moyen de 75,7 ans (écart-type de 11,2), 52,3 % étaient des femmes et 25,5 % présentaient une comorbidité modérée/élevée. Les chiffres équivalents pour les résidents des foyers de soins de longue durée atteints de démence étaient de 82,8 ans (écart-type de 8,0), 58,1 % étaient des femmes et 40,3 % présentaient une comorbidité modérée/élevée. Au cours de l’exercice 2022, les personnes qui ont reçu des soins à domicile et qui étaient atteintes de démence (par rapport aux comparateurs communautaires correspondants) présentaient une prévalence statistiquement plus élevée de toute maladie mentale (43,9 %), du trouble de l’humeur ou du trouble anxieux (31,3 %), de la dépression (29,4 %), de l’anxiété (27,5 %) et du recours aux soins pour la schizophrénie (2,4 %) (ratios de prévalence de 1,4 à 1,8), mais une prévalence comparable du trouble bipolaire (2,9 %). En revanche, la prévalence de toutes les maladies mentales était sensiblement plus élevée chez les résidents des foyers de SLD atteints de démence (p. ex. 44,7 % pour toute maladie mentale, 29,2 % pour le trouble de l’humeur ou le trouble anxieux, 30,1 % pour la dépression, 27,3 % pour l’anxiété, 3 % pour la schizophrénie et 3 % pour le trouble bipolaire), par rapport aux comparateurs de soins à domicile atteints de démence correspondants (ratio de prévalence de 1,1 [toute maladie mentale, le trouble de l’humeur ou le trouble anxieux] à 2,7 [la schizophrénie]). Les définitions de cas incluant les demandes de remboursement de médicaments sur ordonnance ont entraîné une prévalence plus élevée de dépression et d’anxiété chez les personnes atteintes de démence dans les deux contextes de soins (augmentation absolue de 8 à 15 %). Dans l’ensemble, la prévalence des maladies mentales les plus courantes était plus élevée chez les personnes atteintes de démence (par rapport aux personnes non atteintes de démence) dans les deux contextes, tandis que celle des maladies mentales plus rares était davantage comparable (soins à domicile) ou relativement plus faible (soins de longue durée) chez les personnes atteintes de démence (par rapport aux personnes non atteintes de démence). De 2012 à 2019, les estimations de prévalence étaient généralement stables jusqu’en 2020, date à laquelle elles ont augmenté pour plusieurs pathologies chez les personnes qui recevaient des soins à domicile et les résidents des foyers de soins de longue durée, qu’ils soient ou non atteints de démence (p. ex. augmentation relative de 11,6 % [soins à domicile] et de 20,3 % [foyers de soins de longue durée] pour ce qui est du trouble de l’humeur ou du trouble anxieux à partir de 2019 chez les personnes atteintes de démence). Ce phénomène n’a pas été observé dans les comparateurs communautaires
Conclusion
La prévalence des maladies mentales courantes était sensiblement plus élevée chez les personnes atteintes de démence dans les deux contextes de soins, avec des variations dans les estimations en fonction des algorithmes de cas. Ces constatations peuvent éclairer les efforts de surveillance et les stratégies visant à optimiser les soins de santé mentale dans ces populations plus vulnérables et ayant fait l’objet de moins d’études.