Nouvelle Chaire de recherche du Canada en études des minorités

Friday, November 16, 2018

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Mettre en scène les technologies sur les scènes franco-canadiennes

Headshot of Nicole NoletteDepuis le tournant des années 60, le théâtre est un enjeu central pour le développement des collectivités minoritaires et leur appropriation de la sphère publique. Et depuis les années 2000, de nouvelles technologies de la scène comme les surtitres ont permis aux institutions théâtrales minoritaires d’ouvrir leurs portes à des spectateurs au-delà de leurs publics traditionnels.

Les recherches de Nicole Nolette révèlent comment les changements technologiques récents ont influencé les pratiques théâtrales et traductionnelles au Canada francophone. La titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études des minorités suppose qu’en plus d’être une manifestation du marché mondialisé, l’exploration des technologies par les minorités d’aujourd’hui leur permet de se définir tout en résolvant l’écart entre le prestige et l’authenticité, entre la minorité et la majorité, entre le local et le global.

Par un travail sur le terrain et dans les archives, Nicole Nolette enquêtera sur la transition entre les approches textuelles de la traduction théâtrale et celles qui mettent en valeur la création multimédia. Elle combinera également des recherches sur les infrastructures théâtrales minoritaires au Canada et les représentations artistiques qui sont données à voir du passé, du présent et de l’avenir des sociétés contemporaines. Enfin, elle comparera les pratiques franco-canadiennes à celles d’autres minorités et majorités, inscrivant ainsi les études des minorités dans le contexte de la mondialisation des pratiques artistiques.

Par ce programme de recherche, Nicole Nolette développe de nouveaux savoirs sur la condition minoritaire, condition de plus en plus commune dans les sociétés contemporaines et qui pose toute une série de questions cruciales sur les langues en contact, les identités fluides, l’affirmation identitaire sur des bases individuelles ou collectives, les politiques linguistiques nationales et la mondialisation.