Si les théoriciens de la postmodernité ont pu prédire dès la fin des années 1970 l'épuisement des grands récits collectifs qui avaient semblé être jusque-là la substance première des nationalismes, cette prédiction n'a pu prendre en compte la survie de micro-récits fondateurs, drames d'oppression, de dispersion et d'implantation, sur lesquels de nombreuses sociétés minoritaires continuent aujourd’hui de s'appuyer. Notre projet trace une ligne oblique entre un passé collectif plus ou moins effacé, ayant formé les assises assez figées de l’ancienne nation canadienne-française, et l’époque présente où des résonances de ce passé continuent de se manifester et de fluctuer dans les divers discours, et cela même au quotidien.
Chercheur principal:
François Paré
Assistantes de recherche:
Frances Ratelle
Sarah Reilly